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Médicaments et TSPTC – Mon bilan d’usage

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Voilà plus de 10 ans que je vis avec un TSPT Complexe. Dans la boîte à outils des aides possibles, il y a bien entendu les médicaments. Cet article ne traite que des médicaments psychotropes que j’ai utilisé. Il s’agit des antidépresseurs, des anxiolytiques et des hypnotiques plus connus sous le nom de somnifères. Il semble que tous ces médicaments soient prescrits aux personnes atteintes de TSPT.

Voici en synthèse mon bilan d’usage produit par produit :

Les anxiolytiques

Les anxiolytiques sans benzodiazépines

J’ai utilisé Stresam et Atarax. Ils se sont avérés globalement peu voire très peu « efficaces » face à mes symptômes anxieux avec un léger avantage à l’Atarax.

Les anxiolytiques avec benzodiazépines

Il s’agit des produits suivants :

Clotiazépam VERATRAN
Oxazépam SERESTA
Alprazolam XANAX*
Lorazépam TEMESTA*
Bromazépam LEXOMIL*
Clobazam URBANYL
Clorazépate dipotassique TRANXENE
Nordazépam NORDAZ
Prazépam LYSANXIA*
Diazépam VALIUM*
Loflazépate d’éthyle VICTAN

* Spécialités génériquées

Ces molécules ne devraient en aucun pas être utilisées par des victimes de TSPT ! Un article de l’OMS de 2013 en atteste ! (Voir Sources 1). On devrait systématiquement les remplacer par d’autres approches.

Les hypnotiques

Les hypnotiques sont en très grande majorité réalisés avec des benzodiazépines !

Ils présentent de sérieux risques d’accoutumance.

Je les ai donc remplacé par d’autres approches. Voir mon article dédié à ce sujet.

Les antidépresseurs

Le recours aux médicaments psychotropes aurait donc dû se limiter à l’usage d’un antidépresseur de la famille ISRS. Pour le traitement du TSPT la liste semble maintenant réduite à 2 molécules : La Paroxétine et la Sertraline (voir Sources 2).

J’ai utilisé la Paroxetine/Deroxat (ISRS) mais aussi la Venlafaxine/Effexor (ISRSN) lorsque j’étais épuisé nerveusement.

Malheureusement, les antidépresseurs ont beaucoup d’effets secondaires. Les longues listes mentionnées sur les notices en énumèrent beaucoup. D’autres, hélas moins connus, n’y sont pas mentionnés. Par ailleurs, on ne connait pas grand chose des effets à long terme de l’usage de ces molécules sur le corps, même si certains médecins insistent sur leur totale innocuité !

Au-delà des recommandations d’utilisation usuelles pour ce type de produit, mon expérience en retient d’autres. Pour plus de détails, Là aussi, je vous renvoie à mon article dédié.

Enfin, je suis à présent convaincu qu’il est possible de se passer de ces molécules si on le souhaite en privilégiant d’autres approches notamment en exploitant les découvertes sur le microbiote intestinal !

Mes conclusions quant à mon usage des médicaments psychotropes

Comme vous pouvez le voir, cette longue liste tant à se simplifier considérablement. Mon expérience rejoint celle de certaines « autorités » de santé (voir Sources ).

Si médicaments il doit y avoir pour aider les victimes de TSPT, cela devrait se réduire à l’usage d’un seul antidépresseur ISRS.

Mes différentes périodes avec des médicaments se sont plutôt « bien » passées. Les effets secondaires des produits n’ont pas aggravé ma situation initiale. Le bénéfice a donc été supérieur au risque.

J’ai dû avoir recours à cette aide médicamenteuse 4 fois en 10 ans, toujours sur des durées courtes (maxi 6 mois).

De 2012 à 2016 (4 années sur 10) lorsque j’étais en thérapie EMDR je n’en ai pas eu besoin.

Depuis mi 2019, je n’en ai plus eu besoin.

Le recours à toutes ces molécules n’est pas anodin. Pire encore si vous les associez, ce que j’ai aussi vécu au début ! La presse relate des faits divers où des personnes passent à l’acte violemment. Il n’est pas rare qu’elles soient sous traitement antidépresseur ou d’autres produits psychotropes. La prudence est donc de mise.

Malheureusement, leur usage est devenu d’une grande banalité dans notre société. Et les médecins qui les prescrivent ne sont hélas pas toujours convenablement informés à leur sujet. Je vous renvoie pour ce sujet à la lecture du livre des Pr Even et Debré ; 2 sommités médicales ! (Voir Source 3).

Vous choisissez d’y avoir recours

  • Pour chaque personne et sa situation de vie, il y a donc une sérieuse balance bénéfice/risque à établir avec son médecin.
  • Même si votre médecin généraliste vous le prescrit par commodité, ma recommandation est de vous faire suivre par un spécialiste : c’est à dire un psychiatre si possible correctement informé au sujet du TSPT !
  • N’oublions jamais que c’est commode, mais ce n’est qu’une aide parmi bien d’autres possibles.

Vous choisissez d’arrêter un traitement en cours

  • Attention ! Un arrêt brutal peut avoir des conséquences graves !
  • Consultez votre médecin et ne décidez rien sans lui !
  • Il est possible de se faire aider pour des sevrages difficiles notamment grâce à une cure thermale spécialisée à Saujon (17600).

Sources

  1. OMS – Orientations sur les soins de santé mentale après un traumatisme
  2. VIDAL – LES TRAITEMENTS DE L’ÉTAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE
  3. Dépressions, antidépresseurs: Le guide psychotropes et drogues. Pr Philippe Even, Pr Bernard Debré, Guy Hugnet. Ed. Cherche midi. 2018

Mise à jour

Dernière mise à jour de cet article le 31 mars 2024